Regards Mêlés

Ce blog nous permet de faire partager notre aventure de 7 mois en Amerique du sud.

18 octobre 2007

AREQUIPA.

Imagen3

    

     Passage de la frontère sans problème. Douaniers lisant le journal. Tampon. Et c'est parti sur les routes péruviennes. Notre première destination, Arequipa, que nous atteignons à la nuit tombée. Arequipa est la seconde ville du Pérou, environ un million d'habitants au pied du Misti, un volcan avoisinant les 6000 mètres d'altitude. Rues bruyantes et polluées par les nombreux taxis, minuscules voitures crachant d'énorme nuages de fumée. Petit bonjour à Juanita, une momie inca congelée, enfant de douze ans offerte en sacrifice aux dieux il y a environ 500 ans. Nous allons aussi saluer le diable de la cathédrale. La légende dit que la nuit, on peut voir ses yeux bouger! Pour échapper au tapage citadin, nous visitons le monastère de Santa Catalina. Petite ville espagnole dans la ville péruvienne. Colorée et labyrinthique, cette cité baignée par le calme nous redonne des forces pour affronter la folie urbaine.

Imagen1

     Rencontre avec César dans une rue piétonne. Nous buvons une bière à la terrasse d'un café, lui discute avec un pote à lui qui vend des bracelets et des colliers à même le trottoir. Après les présentations nous lui parlons du Machu Pichu et du prix exorbitant pour y aller. Il nous indique un chemin alternatif en passant par les pueblos. Il nous explique avec enthousiasme cette route car à son avis - et nous sommes entièrement d'accord avec lui - il est injuste que les villages ne profitent pas économiquement du tourisme. En effet le train relie Cusco à Aguas Calientes directement déviant le flot touristique des villages.

     Au fur et à mesure de nos rencontres, il nous semble indispensable de ne pas voir le Machu Picchu. Tout le monde nous en parle comme d'un lieu magique - inoubliable. Grâce à César nous prenons définitivement la décision d'aller à Cusco.

     Après avoir trouver des billets de bus dans une agence du centre (chose à éviter) nous retournons à notre hôtel, la Casa Jael. Le taxi payé par l'agence pour nous conduire à la station de bus doit venir nous chercher à 19h45 heures au plus tard. Nous patientons dans les fauteuils confortables du petit salon/réception en compagnie de la gérante. L'attente nous parût moins longue grâce à la verve de celle-ci. Elle ne se lasse pas de faire partager la riche culture péruvienne dont les légendes incas, la coutume du mariage et l'appétissante gastronomie qui nous met l'eau à la bouche. Cette femme a un talent certain pour raconter: en effet chaque histoire est illustrée de gestes, de mimes et le tout avec un enthousiasme communicatif. Le temps est passé rapidement et arrivé à 20h00 nous commencons à nous inquiéter. Chaque minute qui s'écoule nous éloigne du Machu Picchu. 20h30. Le taxi arrive mettant un terme au mince espoir de pendre la route pour Cusco: le bus part à la même heure.

     Après une longue hésitation, question de temps, nous décidons quand même de forcer le destin et d'aller à Cusco le lendemain.

Posté par audrey dread à 00:00 - Pérou. - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


24 octobre 2007

CUSCO.

     Etape péruvienne incontournable, la mythique cité de Cusco, Qosq'o en quechua, capitale archéologique des Amériques, attire des centaines de milliers de touristes chaque année. Malgrè notre réticence à nous mêlés aux cohortes de voyageurs, nous ne pouvons éviter cette ville magique, ancienne capitale de l'empire Inca.

Imagen3

     Nous arrivons donc à Cusco à la tombée de la nuit et découvrons la ville à la lumière des révèrbères. Découvrir la splendide Plaza de Armas est quelque chose de fort. Le contraste entre les arcades éclairées par les néons multicolores des boutiques de souvenirs, les imposantes églises et la cathédrale enflammée par de puissants néons orangés est inoubliable. Toute la place est éclairée par les feux de l'enfer touristique. C'est en outre le témoignage des efforts coloniaux à effacer toutes traces de la civilisation passée. En effet ici nous nous croyons en Espagne. L'architecture imposante des lieux de culte catholique semble vouloir marquer la toute puissance de Dieu, le seul, l'unique. Notons de plus que la majestueuse cathédrale a été réalisé à l'aide de blocs de pierre arrachés aux ruines de Sacsayhuaman dont il ne reste aujourd'hui que vingt pour cent de l'ancienne cité. Ici c'est écrit une page de l'histoire qui se lit au détour de chaque ruelle. Cusco, à ce titre, est devenue une fourmilière cosmopolite, Mecque du tourisme avec tous les inconvénients qu'entraîne l'affluence étrangère.

       Un peu d'histoire.

     Cusco, capitale de l'ancien empire Inca, lieu de légende et d'histoire, oscille entre mythe et réalité. La légende raconte qu'au douzième siècle, le premier inca, Manco Capac, fut chargé de découvrir le "paradis" terrestre, un endroit où la terre est généreuse et fertile, Qosq'o. Il venait de Puno (sur les rives du lac Titicaca) et, remontant vers le nord, il atteind la fertile vallée du rio Urubamba où il fonda la ville: Cusco. Mais ce n'est qu'au quinzième siècle que, sous l'impulsion d'un puissant roi, Pachacutec, les Incas conquièrent une grande partie des Andes. C'est aussi sous l'égide de ce même Pachacutec, grand urbaniste, que Cusco se développa pour devenir la capitale de l'empire. Mais cette hégémonie ne dura que peu de temps car en 1533, profitant d'une guerre civile entre deux frères inca, Pizarro, le célèbre conquistador espagnol, marche sur Cusco. la ville subira une première transformation durant la période colonialiste avant d'être totalement métamorphosée à partir de 1911, date de la découverte du Machu Picchu, en centre touristique majeur du Pérou.

Imagen2

     Notre premier contact avec l'empire Inca fut la découverte des escaliers aux marches inégales, véritables monuments historiques à eux seuls et dont nos jambes ne sont pas prêtes d'oublier. Il n'y a pourtant qu'une cinquantaine de mètres qui nous séparent de la porte de l'hôtel Resbalosa mais ces cinquante mètres de marches inégales à 3326 mètres d'altitude, avec des sacs d'une douzaine de kilos vont s'avérer des plus difficiles - véritable ascension. Souffle coupé. Pause tous les dix mètres et grand soulagement à notre arrivé dans la minuscule chambre d'hôtel au mobilier spartiate. Certes la chambre peut être difficilement plus petite mais l'attrait du lieu est au-dessus, une terrasse à ciel ouvert dominant la place d'armes. Incroyable panorama sur les collines alentours éclairées par les lumières de cette ville en pleine ascension. Valpo et ces cerros ressurgissent dans nos mémoires, nous remémorant les 3000 kilomètres parcourus depuis notre arrivée au Chili il y a un peu plus d'un mois.

     A l'hôtel nous faisons la connaissance d'Alvaro, guide touristique dans la région. Jeunes homme mat de peau aux cheveux long noir ébène qui souhaite apprendre le français. Tout au long de la soirée il ne cesse de noter sur son petit calepin des mots et expressions que nous lui apprenons telles que: "Vivre d'amour et d'eau fraîche". Passionné par l'histoire Inca, il est enchanté de nous faire partager son savoir. Au fil de la conversation il nous indique une nouvelle voie alternative, sans payer le prix exorbitant du train pour atteindre Aguas Calientes, la ville au pied des ruines du Machu Picchu. Il nous conseille simplement de suivre les rails à partir d'Ollytatambo sur les quarante trois kilomètres qui sépare cette derniére d' Aguas Calientes.

Posté par audrey dread à 00:00 - Pérou. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 octobre 2007

OLLAYTATAMBO.

     Ollaytatambo est un petit village niché au creux de la vallée Sagrado. Celle-ci, rendue fertile grâce aux eaux du rio Urubamba, accueillait aux temps des Incas de nombreuses villes dont il reste aujourd'hui une douzaine de ruines. Celle d'Ollaytatambo, imposante, au flanc d'une montagne domine la place centrale du village. Nous débarquons paradoxalement dans un village en pleine effervescence. En effet une foule de gens est rassemblée autour de cette petite place. Ce dimanche est un jour de fête. C'est un concours de danse traditionnelle entre les différentes écoles de la région. Nous apprécions avec joie cette grande manifestation du folklore péruvien toujours bien vivant avec sa musique andine et ces costumes flamboyants de milles couleurs. Chaque école présente une scène dansée qui semble raconter un mythe. Le public, en grande majorité local, apprécie le spectacle qui ponctue de grands rires et lance d'énergiques poignées de confettis sur les danseurs.

Imagen5

     Une fois la fête terminée, il nous faut enfin nous décider et opter entre l'une des deux voies alternatives pour atteindre Aguas Calientes. Est-ce que nous suivons les rails comme nous la conseillé Alvaro ou est-ce que nous passons par Santa Maria et santa Thérésa suivant ainsi les conseils de César ? Un petit café à la terrasse d'un bar devant lequel défile un flot ininterrompu de touristes, appareil photo en main et casquette sur la tête, va nous aider à choisir la première des solutions. Nous parcourerons donc les 43 kilomètres qui nous séparent du Machu Pichu à pied en essayant de ne pas se faire écraser par un train.

     Peu de temps avant le départ nous faisons la connaissance de Julien et Sébastien, deux stéphanois qui, comme nous, n'ont pas des dollars plein les poches. Nous serons donc quatre à tenter la longue aventure sur les traces des Incas ou plutôt dans le sillage des nantis, touristes peu soucieux de faire marcher l'injustice d'un système mis en place par un dictateur, Fujimori, n'enrichissant seulement les riches.

Posté par audrey dread à 00:00 - Pérou. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

NOTRE INCA TRAIL A NOUS : LE TRIP TRAIL.

    

006

     Tout d'abord qu'est-ce que le "Inca Trail". C'est la randonnée la plus célèbre d'Amérique du Sud. Un incroyable marche de 33 kilomètres empruntant un antique sentier Inca reliant les villes dont ils restent d'incroyables ruines à plus de 3000 mètres d'altitude. Cette randonnée, qui mêle sites archéologiques, paysages de hautes montagnes avec pics enneigés et lacs scintillants, cols à plus de 4000 mètres d'altitude pour atteindre le mythique site du Machu Picchu, est tout simplement merveilleuse. Mais pour nous elle demeure un rêve car comme toutes les merveilles elle attire de nombreux touristes parmis lesquels une poignée d'irrespectueux. D'une part face à cette affluence massive qui salie et détériore le chemin et, à mon avis, pour des raisons financières, la randonnée se négocie à prix d'or par les agences. Impossible de s'y soustraire, le chemin est protégé par une grille cadenassée que surveille un gardien toute la nuit. Comment ne pas penser qu'une randonnée, tout simplement marcher sur un sentier, puisse valoir 300 euros par personnes pour une autre raison que l'appât du gain! C'est encore pour les personnes aisées, spectacle affligeant, démonstration de l'incroyable pouvoir de l'argent qui transforme le voyage en tourisme et la rencontre avec l'autre en commerce. Commerce des plus malsains car il ne contribue en aucun cas à aider les gens qui en ont besoin mais à enrichir  des gens déjà riches.

    Bref pour nous, notre voyage vers Aguas Calientes plus terre à terre sera donc baptisé en déformant la mythique randonnée, le « Trip Trail ».

002

     Cette longue marche vers Aguas Calientes sera ponctuée de mémorables instants partagés avec nos deux sympathiques co-aventuriers stéphanois dont la verve comique marquera cette épique pèlerinage d’intense fou rire. Nous n’aurons de cesse de maudire cette satanée voie ferrée laissant échapper nos cris aux passages des trains touristiques nous dépassant.

L’euphorie passée notre énergie va décliner au rythme du coucher du soleil. Mais cette nuit est propice à la marche et c’est avec admiration que nous observons la pleine lune apparaître derrière la montagne, illuminant d’une lueur fantomatique les sommets enneigés et allongeant nos ombres que nous suivons d’un rythme régulier. Nous traversons de minuscules villages endormis en le silence imposé par la fatigue qui nous gagne.  Après quatre heures de marche nous nous arrêtons pour manger et passer la nuit.

     Le lendemain, nous empruntons avec plaisir un chemin de terre parallèle à la voie ferrée. Le chemin qui serpente aux creux de la vallée traverse les champs des villages qui peuplent cet endroit reculé. Au sin d’un paysage de montagne magnifique, ponctué de ruines Incas accrochées aux parois, de terrasses typiques de cette civilisation incroyable, les villageois vivent à un autre rythme. Une vie simple et traditionnelle avec les femmes à la peau bourinée par les années, les multiples jupes les unes sur les autres et l’indispensable chapeau melon porté haut sur la tête. Un petit air d’Afrique règne ici et nous remémore l’inoubliable séjour à Dindefelo dans le sud-ouest sénégalais. A l’heure de l’école, nus sommes escorté par les enfants allant en classe. Souriant face à ces quatre inconnus marchant si chargés, ils ne peuvent retenir leur innocente curiosité :

-         Hola ! Hola !

-         Como estan? muy bien gracias y tu?

-        Bien, de donde vienen?

-         De Francia.

-         Y donde van?

-         A Aguas Calientes, esta lejo or no?

-         No, no cinco kilometros.

-         Ah! Bien.

-         Ciao.

    Nous ne saurons jamais si l’enfant a voulu être gentil ou si, ce qui est plus probable, il n’avait aucune idée de la distance réelle jusqu'à Aguas Calientes où il sûrement jamais allé. Le fait est que ce n’est pas cinq mais quinze kilomètres qu’il nous reste à parcourir. La fin du Trip Trail va s’avérer des plus laborieuse car il nous faut à nouveau marcher sur la voie ferrée. Nous évoluons donc de plus en plus lentement sous un soleil de plomb si bien Séb et Julien vont rapidement nous distancer, pressés de voir le bout du « tunnel ». Nous prenons pour notre part le temps de souffler et de manger mais à chaque période de repos, les mouches et les moustiques profitent de notre immobilité pour dévorer nos jambes meurtries. En effet nous évoluons désormais au sein d’une végétation luxuriante, prémices de l’immense forêt subtropicale qui entoure le Machu Picchu. Magnifique lieu de verdure avec le charme des oiseaux du paradis et des perroquets mais l’inconfort de la chaleur moite rendant l’atmosphère irrespirable.

Posté par audrey dread à 00:00 - Pérou. - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2007

AGUAS CALIENTE.

3

    

     Nous sommes finalement parvenus à Aguas Calientes ou Machu Picchu pueblo. Quarante trois kilomètres de transpiration à suivre la voie ferrée, nous sommes épuisés. Les belles choses se méritent, et bien pour nous le Machu Picchu est bien mérité. Julien et Sébastien, nos compagnons de route, nous ont largement devancé mais qu’importe, le principal pour nous est d'être là, sur cette place dominant le torrent, parmi les enfants jouant au ballon, dégustant une glace sous la fine pluie. L’un des garçons jongle avec un bâton dont il enflamme l’une des extrémités avec de la lessive devenant l’attraction pour tous les enfants qui se regroupent autour de lui. Audrey essaye elle aussi. Enfants étonnés retenant leur rire. On se sent bien ici. Rompus de fatigue nous partons en quête d’un hôtel, marchant avec difficulté à cause des courbatures et des multiples douleurs. Une bonne nuit de sommeil s’impose.

     Aguas Calientes est la ville touristique par excellence. Enlaidie par les hôtels et dénaturée par cet afflu étranger, c’est une cité sans charme où tout est fait pour combler le voyageur. Un centre ville regroupé autour de la place de l’Inca, statut de bronze jetant un regard étonné sur les restaurants aux couleurs criardes qui cernent la place. Nous nous demandons même si cette ville existait avant la découverte du Machu Picchu. Son seul intérêt est uniquement d’être le point de départ pour découvrir les ruines.

                                         21

   

      Le lendemain nous partons faire un tour dans la jungle environnante. Nous tentons l’ascension du Putukusi, la montagne qui fait face au Machu Picchu. La première partie grimpe tranquillement à l’ombre de la végétation luxuriante. Oiseaux du paradis, papillons et quelques oiseaux chantant croisent nos pas douloureux. Nous parvenons à une petite échelle, cool ! Content de cette petite aventure, nous sommes stoppés devant la seconde qui se présente quelques quarante mètres de haut à la verticale ! Mon dieu ! David grimpe avec beaucoup d’appréhension et ressent  un début de vertige qui rend ses jambes, déjà fatiguées, encore plus fébrile. Nous allons grimper comme ça encore deux échelles moins raides mais le vertige de David sera le plus fort et nous finissons par renoncer à aller plus loin. Nous redescendons avec précaution puis nous poursuivons notre ballade sur des rails pour aller admirer une cascade dans la forêt. Le chemin débute dans un verger avec des bananiers gigantesques, des grenadiers… Après le jardin nous continuons pour pénétrer la jungle, plus exactement forêt subtropicale. Enormément d’humidité et une végétation incroyablement dense et démesurée. Belle ballade malgré le retour sous une pluie battante.

     Ce soir-là nous retrouvons au hasard les deux compères Seb et Julien et prenons rendez-vous pour le lendemain matin, quatre heures du matin sur la place de l’Inca, afin d’aller ensemble au Machu Picchu. Après le Trip Trail nous nous devons d’y aller ensemble.

Posté par audrey dread à 00:00 - Pérou. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 octobre 2007

MACHU PICCHU.

    

15

     Ce dimanche chez les Incas restera un intense souvenir dans nos mémoires. De l’émerveillement à la douleur et  la fatigue, ce fut la journée la plus extrême de notre début de séjour. Le matin dés quatre heures trente nous commençons l’ascension vers le Machu Picchu (montagne ancienne en quechua) quelque mille sept cent marches inégales et bien souvent trop hautes conduisent à l’entrée de la cité. La matinée s’annonce magnifique, nous assistons aux rapides mouvements de la brume matinale faisant apparaître et disparaître le sommet des montagnes alentours. La découverte de l’immense cité incas dans un jeu de lumière splendide, tantôt baignée de brume, tantôt émergeant du brouillard ! Nos premiers pas foulant la cité en parfaite conservation sont accompagné d’une grande émotion. Nous déambulons dans ce lieu magique où chaque sentier, chaque terrasse, chaque maison et même chaque pierre porte l’histoire du peuple qui, il y a cinq cent ans, construisit cette incroyable ville perchée à plus de 2700 mètres.

     Nous passons la journée entière à explorer les ruines. Nous commençons par monter au Huayna Picchu (jeune montagne) montagne parsemée de ruines qui domine la cité et dont la forme représente bizarrement une tête d’Inca. En redescendant nous passons par le temple de la lune puis nous retournons au cœur de la cité passant par la place centrale pour aller se perdre ensuite dans les multiples rues du quartier des habitations. Pour emprunter le sentier qui mène au temple du soleil nous passons par les incroyables et fameuses terrasses agricoles. En soirée nous profitons que les troupeaux de touristes soient partis pour se promener en silence, silence rompu à notre plus grand bonheur par un homme jouant de la flûte andine. Nous redescendons à la nuit tombée, heureux de cette journée inoubliable.

Posté par audrey dread à 00:00 - Pérou. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2007

L'ODYSSÉE.

   

1

      Le retour vers Cusco va lui aussi s’avérer rocambolesque. Ne voulant pas refaire les quarante trois kilomètres à pied nous décidons de suivre l’itinéraire de César. Nous partons par le train de sept heures en direction de la station hydroélectrique. De là nous prenons un combi, mini estafette aménagée pour conduire le maximum de personne, pour rejoindre Santa Maria via Santa Teresa. Long voyage sur une piste défoncée. L’eau péruvienne a eu raison de l’estomac de David… ce voyage inconfortable, crispé pour retenir sa diarrhée va lui paraître bien long. Nous parvenons à Santa Maria où nous faisons la connaissance de Nora, une française vivant à Barcelone et de Chila une israélienne. Quatre touristes perdus dans ce village. Il y a un effondrement sur la route, le bus aura du retard. Nous voilà donc engagés dans une longue attente durant laquelle nous allons sympathiser avec la cuisinière du mini restaurant où nous avions manger. C’est ensuite une petite fille de six ans qui nous interroge sur notre identité, notre poids, notre taille et notre âge. Elle veut tout savoir sur les étrangers que nous sommes. Un sourire accroché à son visage, elle est pleine de vie.

     Nous finissons par quitter ce village à bord d’un taxi après cinq heures d’attente. Nous pensons que l’Odyssée est terminée mais les cent cinquante kilomètres environs qui nous séparent encore de Cusco ne vont pas être de tout repos. Au bout d’une heure et demi de route et vingt kilomètres parcourus, nous sommes déjà stoppés par des travaux. Il nous faut patienter une heure coincés entre une demi douzaine de bus avec le moteur ronflant. Nous repartons ensuite mais les éléments vont se mettre contre nous. Nous traversons un brouillard épais rendant la visibilité quasi-nulle. Manque de chance le chauffeur de taxi nous dit que nous sommes sur l’une des routes les plus dangereuse du Pérou. Heureusement ce n’est pas la saison des pluies. Effectivement la route en lacet, à flanc de montagne, est parsemée de nombreux éboulements qui freinent notre progression. Audrey commence à paniquer ; Chila va succomber à l’enchaînement incessant des virages. Son estomac ne supporte pas et nous sommes contraint de nous arrêter deux fois. Le brouillard dissipé et la route bien meilleure, c’est au tour de la pluie de prendre le relais pour contrarier notre retour. Nous commençons à nous demander si nous allons arriver un jour à Cusco quand le chauffeur, prudent, nous dit que la fatigue le gagne et qu’il doit faire une pause pour se reposer. Sa sieste ne dura qu’un quart d’ heure et nous débarquons finalement à Cusco après quatorze heures d’Odyssée pour cent cinquante kilomètres. 

Posté par audrey dread à 00:00 - Pérou. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 octobre 2007

RETOUR VERS VALPO

     1

    Il est désormais temps de rejoindre Polo et Fabiola. Un long voyage de retour nous attend, cinquante heures de bus pour atteindre Valpo. Mais il s’en est fallu de peu que le trajet ne s’arrête prématurément. Après seulement quelques dizaines de kilomètres nous évitons de justesse, grâce au sang froid du chauffeur, de finir dans le décor. En effet une vache a traversé la route, provoquant le freinage de la camionnette que nous suivions et que le chauffeur n’a pas pu éviter. Un choc puis plusieurs embardés avant de nous stopper sur le bord de la route. Grosse frayeur !

     Nous atteignons finalement Valpo sans autre incident. Ainsi s’achève la première étape de notre voyage en Amérique du sud. Cette longue route vers le nord à travers le désert puis l’excursion péruvienne jusqu’à la frontière amazonienne, fut une boucle superbe de plus de 6000 kilomètres !

Posté par audrey dread à 00:00 - Pérou. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1