03 décembre 2007
COLONIA PELLEGRINI.
Nous prenons un bus de nuit de Puerto Iguazu pour Corrientes. Après un bon repas pour un bus ( milanesa, quiche et petit gâteau), nous sommes arrêtés par un contrôle de douane. Un labrador monte dans le bus et circule dans l'allée à la recherche de substances illicites en provenance du Brésil ou du Paraguay tous proches. Il finit par s'arrêter à nous et sent mon sac avec insistance - le film se poursuit dans nos têtes - après la maison de passe d'Arica et le meutre de la prostituée allemande - nous sommes projetés dans un drame américain : deux jeunes touristes français se font piéger par des narco-trafiquants paraguayens. Une seconde d'inadvertence et le petit sac noir va leur offrir un billet gratuit pour une visite des prisons argentines. Le douanier leur demande d'ouvrir le sac, stupeur, un kilo de cocaïne pure en provenance de Bolivie.
" -Ce n'est pas à nous! On nous a piégé! implore le pauvre touriste d'une voie étrangler avant même que le douanier, esquisant un léger sourire, ait posé la moindre question.
- Ils nous disent tous ça, réplique-t-il sur un ton amusé.
- Je vous jure que l'on ne savait pas. Quelqu'un a du le mettre ici...
- Suivez-moi! coupe le douanier que les explications de ce jeune étranger commencent à impatienter."
Je vous laisse deviner la suite entre prison et tribunaux pour échappper aux dix années requises pour possession et trafic de drogue.
Finalement il n'y a rien dans notre sac et le bus repart dans la nuit. Nous parvenons le lendemain matin à Corrientes et nous ne perdons pas de temps pour nous retrouver dans un bus en direction de Mercedes. Trois heures de plus le cul dans un siège. De Mercedes, que nous atteignons vers neuf heures trente, il n'y a qu'un seul bus pour Colonia Pellegrini à treize heures. Nous patientons donc dans le bar de la gare routière, lieu de rendez-vous des Gauchos, les cowboys argentins. Avec leur cahpeau vissé sur la tête, leur pantalon bouffant tenu par une ceinture de tissu et la chemise à carreau. Ces hommes semblent tout droit sortis d'un western. Je ne sais pas pour quelle raison il passe leur temp ici, dans cet endroit sans charme, à boire de la bière.
Le bus finit par arriver. Ce dernier est en fait un minibus d'une vingtaine de places avec galerie pour les sacs, portes qui ferment mal et amortisseurs fatigués par les voyages sur une piste défoncée. En effet nous allons cahoter pendant plus de trois heures dans ce bus qui nous rappelle ceux d'Afrique pour parcourir les cent vingt kilomètres nous séparant de Colonia Pellegrini. Nous avons fini par atteindre ce village perdu et en un temps record : une nuit et une journée de transport en commun de moins en moins confortable. Nous sommes donc épuisés et plantons notre tente dans le jardin de la petite "posado" San Cayetano tenue par une sympatique famille. Le seul attrait de cet endroit réside dans sa réserve provinciale Esteros del Iberia dont la faune et la flore sont comparables au fameux Mato Grosso brésiliens. Nous sommes en fait au coeur de l'ancien delta du rio Parana qui forme aujourd'hui une vaste vallée inondable, véritable paradis pour la préservation d'une nature d'une incroyable richesse. Le parc abrite entre autre une grande colonie de caïmans, des familles de singes, des capybaras et quelques trois cent cinquante espèces d'oiseaux.
Cette soirée là, nous faisons la connaissance de José, un singulier personnage. Nous allons partager nos expériences sur les routes de ce vaste monde avec ce grand homme aux cheveux blonds coupés courts. C'est en fait la première fois que nous croisons un Russe au cours de nos pérégrinations. Il vient tout droit de Tallin, exilé en Estonie pour le travail, ça n'est pas la première fois qu'il foule le sol de ce continent. N'ayant qu'un mois de vacances, c'est en voyageur pressé qu'il parcourt le nord argentin et son flot rapide de parole, dans un excellent espagnol d'ailleurs, ne déroge pas à son leitmotiv : ici chaque minute compte. Cette discussion ne s'éternisera de ce fait pas trop car le lendemain matin il doit se lever à cinq heures pour une promenade en barque.
Le lendemain nous profitons de la relative fraîcheur de la matinée pour aller faire notre première balade dans le parc. Nous empruntons le "sendero de los monos" (le sentier des singes) et effectivement nous croisons rapidement le chemin des singes les plus grands d'Amérique. Peu discrets dans leurs déplacements de branches en branches, nous nous posons un bon moment pour observer ces incroyables animaux bruns au visage noir quasi humain. Un peu plus loin, sous le couvert de la forêt, une petite biche pointe son museau. Avec grâce elle traverse le sentier, attentive au moindre bruit. Nous ressortons de ce bosquet et empruntons ensuite le second sentier du parc qui longe un immense lac. Cette partie est un paradis pour les ornithologues. Du minuscule picaflor (colibri) au démesuré jabiru, les oiseaux sont les véritables maîtres des lieux. Avant midi, la chaleur est déjà insupportable et nous pousse à rebrousser chemin pour une petite sieste sur un banc à l'ombre du préau de la posada. Je suis tiré de mon sommeil par l'arrivée d'un couple qui, une fois installé dans une petite chambre de la posada, nous rejoint à notre table. La discussion s'engage. Le courant passe tout de suite bien entre nous. Eric est espagnol mais il vit au Brésil avec Mina, sa jeune petite amie, un concentré de ce superbe pays. Une grande jeune femme à la peau d'ébène, à la gentillesse à toute épreuve et au rythme dans la peau. Bref le Brésil est parmi nous par sa seule présence. Eric quant à lui est un personnage énigmatique dont il est difficle de donner un âge. Au fil des jours nous apprenons qu'il a foulé le sol de nombreux pays - une très grande partie de l'Afrique, quasiment toute l'Amérique du Sud, de l'Inde au Tibet en passant par Israël. C'est un baroudeur cultivé avec lequel nous allons converser à bâton rompu de sciences sociales, d'histoire, de biologie et de voyage. C'est pour nous la rencontre de ce voyage. Nous allons passer trois jours ensemble d'une amitié spontannée partageant les promenades matinales dans le parc, les longues discussions qui nous apprennent beaucoup, les belles photographies qui nous font voyager aux quatre coins du monde et les films brésiliens conseillés par Mina et traduit par Eric. Jamais je n'oublierai ces moments de partage.
Cette soirée là, nous discutons tranquillement autour d'une table à l'abri du préau. La chaleur est encore étouffante. En quelques secondes, le vent se met à souffler violemment par rafales tout d'abord puis constamment. Je lève la tête et aperçois la tente sous un arbre. Je me dis aussitôt qu'elle ne résistera pas à la violence du vent. Rapidement Eric m'accompagne pour une mission de sauvetage. Nous retirons en hate les sardines et chacun d'un côté, nous tirons la tente avec toutes les affaires à l'intèrieur. Luttant contre les bourrasques, nous parvenons à la mettre à l'abri du prèau. C'est déjà ça de sauvé! Je ne suis vraiment pas rassurer sous l'abri de bois. Tout le monde est dehors, ébahi devant ce déchaînement de la nature. Mina nous rejoint en haussant la voix pour couvrir le vacarme de "l'ouragan": "-Un arbre est tombé là-bas, venez voir!" Effectivement un arbre n'a pas résisté. La gérante de la posada nous dit que ça arrive régulièrement mais jamais si violement et si longtemps. Prenant notre mal en patience, nous nous rasseyons en croisant les doigts pour que la maison résiste et que les arbres gigantesques qui jouxtent le préau ne fassent pas comme leur petit frère. Le vent va tout de même souffler pendant une bonne heure et je n'ose pas imaginer l'état de la tente si nous n'avions pas réagi vite. Nous craignons maintenant le déluge. Les éclairs commencent à zébrer le ciel et la pluie à marteler le sol. S'il pleut dans les mêmes proportions que le vent, je pense que nous allons nous retrouver sous deux mètres d'eau. Finalement la pluie ne va pas s'avérer aussi violente que prévu mais nous passons tout de même la nuit sous le préau dans une tente sans sardines. Moment intense et inoubliable qui va marquer notre rencontre avec Mina et Eric avec lesquels nous passerons la fin de notre séjour à Colonia Pellegrini.
Après trois jours magnifiques dans cet endroit perdu, nous quittons à regret l'accueillante famille et les animaux du parc. Eric et Mina partent avec deux touristes espagnols et nous nous installons en face de la boutique puis de l'acceuil du parc pour faire du stop. On nous avez dit que c'était relativement facile mais après deux heures en pleine chaleur à ne voir passer quasiment aucune voiture, nous commencons à nous impatienter. Nous regardons avec dépit regarder passer l'ambulance puis la police pour voir finalement, après cinq heures d'attente, s'arrêter un pick-up. Le chauffeur nous dit qu'il est en transfert et que ça nous coûtera soixante pesos. On ne peut évidement pas refuser et nous voilà parti. L'homme qui conduit nous raconte sa vie mouvementée. Son voyage en France où il rencontre une femme. Son retour en Argentine pour régler son divorce pendant lequel il apprend la mort accidentelle de son amie française. Bref, une histoire lourde qu'il prend avec philosophie. IL nous dépose à la gare de Mercedes où nous prenons un bus pour Cordoba.
08 décembre 2007
CORDOBA.
Cordoba, l'une des plus grande ville d'Argentine, nous acceuille dans son immense gare routière, véritable fourmilière au parois multicolores. Pour autant, cette ville est plutôt agréable avec de grande place, de grande église et des foules de gens. Nous déambulons avec difficulté le long des rues piétonnes noirs de monde avant de nous perdre dans le réseau incroyable de galeries marchandes. Il est tout à fait possible de traverser le centre de Cordoba sans quasiment voir le jour, de galeries en galeries. Bon certes c'est agréable mais ça reste une grande ville peuplée d'embouteillages et de détritus, de bruit et de gris.
Notre séjour ici, de courte durée, sera marqué par l'incroyable amabilité de l'auberge de jeunesse "El Refugio" où nous sommes acceuillis par une femme des plus chaleureuse. Cet endroit convivial est propice aux rencontres. Nous y faisons la conbnaissance d'un voyageur solitaire, en Amérique du Sud, depuis quatres ans, calme et à la discussion intéressante et d'un trio d'étudiants cosmopolite, un français, un espagnol et un américain avec lesquels nous allons passer la soirée autour de bière. Soirée qui se terminera dans un bar en compagnie de deux anglaises et d'une française pour une courte nuit de sommeil avant le départ vers les montagnes au nord de Cordoba.
09 décembre 2007
CAPILLA DEL MONTE.
Capilla del Monte est une petite ville au pieddu cerro le plus haut de la sierra Chica. C'est un endroit des plus excentrique avec son centre dédié aux extra-terrestres, sos pierres aux diverses énergies, son temple zen et ses personnages loufoques. Notre séjour va se révéler agréable partageant notre temps entre promenades dans la pampa, trek au sommet du cerro, asado délicieux arrosés de rhum et crises de rire en découvrant l'ambiance délirante régnant sur ce lieu. Nous quittons la tranquilité des montagnes pour retrouver l'anarchie de la gare routière de Cordoba où un bus de nuit nous attends pour Mendoza.
13 décembre 2007
MENDOZA.
Nous voilà donc de retour à Mendoza, agréable cité au pied de la cordillère des Andes. Ville connue pour son vin, elle tient son charme de ses places et de ses rues ombragées par les arbres immenses. Elle peut être qualifiée de ville "boisée". Dés notre arrivée, nous nous dirigeons vers une auberge de jeunesse, endroit sympathique dont on nous a indiqué l'adresse à Cordoba. Nous allons occuper ici nos deux journée à la quête des cadeaux de noël pour la famille et les soirée à festoyer avec les occupants de l'auberge.
Nous faisons la connaissance de Dani et Fred, deux français d'origine bretonne avec lesquels nous allons sympathiser autour d'un succulent asado. Le lendemain nous sommes rejoins par un couple de belges en route vers le Sud. Encore un bon geuleton qui s'éternise jusqu'au petit matin. Nous nous couchons finallement vers quatre heures du matin pour nous lever vers six heures et prendre un bus en compagnie de Dani et Fred direction le parc de l’Aconcagua, le toit de la cordillère des Andes, plus haut sommet d’Amérique. Etat pitoyable pour les trois heures de bus qui vont nous conduirent à 2720 mètres d’altitude, au pied du monstre de 6960m.
15 décembre 2007
PUENTE DEL INCA.
Puente del Inca (pont de l’Inca) est un pont naturel de pierre qui enjambe le río Mendoza. Ce qui frappe est la couleur jaune orangée de la pierre, phénomène dû au ruisselement d’eaux termales (sulfureuses). Autour de ce monument s’organise un minuscule village de montagne balayé par les vents. Servant de camp de base avant les excursions vers l’Aconcagua, c’est un hameau sans charme dont l’unique animation est le petit marché artisanal. C’est ici que nous souhaitons bonne route à Dani et Fred en partance vers le nord avant de planter la tente dans l’unique camping des plus rudimentaire.
Le lendemain nous optons pour une randonnées dans ces impressionnantes montagnes. Aprés avoir obtenu l’autorisation des gardiens de la CONAF, nous partons en quête du sentier. Nous suivons la route jusqu’à une maison où nous demandons notre chemin. On nous indique un rocher noir à quelques centaines de métres derrière nous et une cinquantaines de mètres plus haut. Nous voilà donc partis à travers champ, suivant les traces du bétail en direction de ce fameux rocher noir d’où est supposé commencer le sentier.
Cette ascension sera notre première expérience de montagne sur un chemin non balisé. Suivant un torrent descendant des sommets enneigés, nous empruntons un sentier qui s’élève rapidement en petits lacets pour atteindre une crète d’où la vue sur la cordillère qui nous entoure est impresionnante. Nous surplombons une vallée au milieu de laquelle serpente un minuscule torrent. Nous nous sentons minuscule sur cette arète soumise au vent. La montagne offre un incroyable panel de couleurs – les pierres grises et noires, la terre ocre, les sommet enneigés d’une blancheur immaculée et le ciel sombre...Tiens la pluie arrive semble-t-il ! N’étant ni spécialistes de la montagne, ni équipés, nous decidons de rebrousser chemin et redescendons vers Puente del Inca. Une fois revenu à la route, nous décidons de faire un petit détour par le cimetierre des alpinistes. Ce dernier, minuscule, est dominé par un rocher représentant l’Aconcagua. Il regroupe les hommes (surtout) et les femmes (très peu) qui ont laissés leur vie à la montagne. Toute personne désireuse de tenter l’ascension du géant se doit d’y faire un tour pour ne pas oublier le danger d’une telle aventure. Nous passons une dernière nuit dans les nuages. Le lendemain nous devons rallier Valpo si le stop nous sourit car il n’y a pas de bus qui s’arrète ici.
Retour au Chili. On nous a souvent répété que le passage de la frontière Argentine-Chili pouvait s’avérer rocambolesque à cause des lois chiliennes interdisant le passage de fruits, légumes, bois, pierres, coquillages...Et bien evidemment nos sacs sont pleins de ce type de souvenir : des coquillages brésiliens au fer à cheval argentin. Nous appréhendons donc ce nouveau passage frontalier.
Nous montons rapidement dans le 36 tonnes d’un sympathiques camonneur argentin. La première difficulté se présente quelques kilometres avant le poste de douane : une file de deux cent camions au moins, embouteillage insensé au milieu des montagnes provoqué par le contrôle douanier. Il nous faudra deux bonnes heures pour y parvenir. Nous descendons enfin du camion pour nous présenter à l’immigration afin d’obtenir notre visa pendant que le chauffeur patiente pour le contrôle de son vehicule. Il nous donne rendez-vous de l’autre côté, si tout va bien, pour nous conduire à Los Andes.
Il n’y a pas de guichet pour les gens qui arrivent à pied mais uniquement pour les bus, les voitures et les camions. Nous nous présentons donc à celui des «autos » où la femme esquisse un sourire quand on lui dit que nous sommes à pied. Aprés le tampon de sortie, celui de l’entrée, rituel auquel nous avons fini par nous habituer. Une fois nos passeports tamponnés, la douanière nous invite à la suivre et nous conduit dans un bureau où nous attend un homme en civil. Ce dernier nous explique qu’il doit nous faire un papier qui nous permettra de sortir du poste de douane. Par chance, ce dernier parle français car il a vécu à Genève. Fort sympathique, il nous pose quelques questions sur notre voyage avant de nous délivrer le document et nous souhaiter un bon séjour au Chili. Nous traversons avec incompréhension le bâtiment animée et, après avoir presenté le papier à un douanier dans une petite cabine à la sortie du poste, nous nous retrouvons au Chili sans avoir subi le moindre contrôle. Nous posons nos sacs pour attendre le camionneur. Nous nous regardons avec Audrey et explosons de rire, non mécontent de ce coup de chance. Le chauffeur va nous conduire jusqu'à Los Andes après une prudente descente de la cordillère vers la vallèepar une route vertigineuse. A Los Andes, il nous faudra patienterune bonne heure sur le bord de la routeavant qu'un pick-up avec deux jeunes à l'avant et deux autres à l'arrière s'arrête pour nous conduire, cheveux au vent, jusqu'à la gare routière où nous sautons directement dans un bus pour Valparaiso.
17 décembre 2007
VALPARAISO.
Nous passons un nouveau séjour de trois semaines à Valparaiso notre port d'attache de ces sept mois de pèriple. Nous sommes logés chez Carlos, Pata (Patricia) et Anita, trois personnes sympathiques dont nous allons partager le quotidien. Ensemble ils louent une maison sur le cerro Alegre avec une vue imprenable, de jour comme de nuit, sur la ville.
Carlos et Pata sont propriètaire d'un bar, El Trole, situé dans la rue centrale de la vie nocturne, Cumming. C'est ici que nous allons passer la plupart de nos soirées, accoudés au comptoir, à vider des pichets de bière et à faire d'incroyables rencontres. Ce bar qui l'intérieur reproduit un trole est l'un des deux lieux qui accueillent les expositions photos de notre association Regards Mêlés. Le second est lui aussi un bar, El Pajarito. Dans le premier à l'ambiance plus intime, nous exposons une série d'autoportrait, tandis que dans le second plus spacieux et fréquenté des photos de concert et de manifestation. Après un travail intense pour que tout soit prêt le 26 décembre début du carnaval culturel de Valpo. Une fois les photos accrochées nous profitons pleinement du carnaval: concerts et déambulations dans les rues en buvant du rhum au rythme des percussions. Après quatres jours de carnaval la fête atteint son apogée le soir du 31.
Valparaiso est fier d'organiser l'un des plus incroyable premier de l'an du monde. En partie grâce à son spectaculaire feux d'artifice qui, tiré de neuf endroits différents enflamme toute la baie de milles couleurs. Après un succulent repas partagé avec Anita et ses amis, nous empruntons des rues escarpéespour atteindre un mirador désert offrant une vue imprenable sur toute la baie. C'est ici que nous nous souhaitons la bonne année avant de rester bouche bée pendant les vingt minutes du bruyant spectacle pyrotechnique. Nous terminons ce réveillon en Amérique du Sud à danser la salsa jusqu'au petit matin. Aprés trois semaines inoubliables dans cette ville de dingue, nous sommes impatients de repartir sur les routespour la troisième et dernière partie de notre voyage dont la première étape sera Pucón.


































